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Appel à communicationLe 48è colloque de l’ASRDLF est organisé par le Centre d’Etude et de Recherche en Economie, Gestion, Modélisation et Informatique Appliquée (CEREGMIA). Son histoire, sa localisation, son déploiement en différents lieux de l’espace Caraïbe, sa pratique interdisciplinaire font que la science régionale est largement présente dans les travaux de ce laboratoire de recherche de l’Université des Antilles et de la Guyane (pôle de Martinique). Les dimensions théoriques, économétriques et appliquées constituent les fondements des réflexions des recherches qui y sont menées. Le CEREGMIA est aussi régulièrement partie prenante des enjeux de développement et à ce titre, ses champs d’expertise et de compétences sont mobilisés par des partenaires divers, locaux ou non (instances régionales d’outremer, Union européenne). Les thématiques privilégiées dans l’appel à contributions s’inscrivent dans cette perspective d’ensemble et comme pour tous les colloques de l’ASRDLF, elles ne sont pas exclusives. Le thème central est constitué par le diptyque : « migrations et territoires ». Ce sont en effet les migrations, terme plus large que les mobilités qui, à travers l’histoire, ont façonné, construit et détruit les territoires, qui ont aussi provoqué des conflits et des tensions entre populations, cultures, valeurs et pratiques d’acteurs d’origines différentes. L’attention portée aux migrations conduit à s’interroger sur les lieux et les causes de départ ainsi que sur les espaces d’arrivée et d’accueil. Des travaux s’intéressant à l’histoire et aux dynamiques de migration comme ceux venant de chercheurs préoccupés des migrations actuelles sont attendus. Les « migrations et les territoires » imposent aussi des réflexions sur les échelles et les temporalités, sur les mouvements de long terme aussi bien que sur les mobilités alternantes. Les migrations sont liées aux cycles de vie des populations, aux trajectoires personnelles et professionnelles. Ces remarques soulignent l’intérêt de discuter à nouveau tant les modalités des migrations et des mobilités que les techniques adaptées pour faire le point sur les principes d’attraction et les « lois » de gravitation. Liées à ces interrogations viennent s’ajouter des lectures plus contemporaines sur le thème de la concentration-dispersion des populations et des activités chères à la Nouvelle économie géographique d’une part et d’autre part aux travaux conduits en termes d’intégration-ségrégation actualisant le 30è colloque de l’ASRDLF à l’Université des Antilles et de la Guyane (CEREGMIA) sur « l’intégration régionale des espaces ». Au delà des approches plus classiques liées aux tensions entre intégration, autonomie ou éclatement, la science régionale contemporaine a accordé une grande attention, tardive cependant chez les économistes, aux dialectiques mobilité-ancrage, aux distinctions entre différenciations spatiales, ségrégations socio-spatiales. Ces aspects méritent des analyses plus approfondies et des appréciations territoriales plus nombreuses et variées, là encore en fonction des échelles, des temporalités et des cultures, des modes de vie et de régulation des territoires d’accueil. Les migrations et les ancrages changent-ils de nature, d’intensité, de forme avec les modalités actuelles de communication ? La thématique générale du colloque conduit encore à accorder à certains aspects une attention plus vive, notamment pour ce qui concerne les questions liées à la place, aux fonctions des diasporas, que cela se manifeste en termes de flux financiers, de constitution de réseaux privilégiés, de préservation et de développement des identités culturelles. On pense bien sûr, aujourd’hui aux rapports entre pays développés et en développement mais aussi aux liens entre espaces urbains et ruraux ou intra-villes et intra-campagnes. De nombreux exemples traversent les réalités contemporaines qu’il conviendrait de mieux connaître et comprendre. La situation géographique de la Martinique peut justifier que l’on prête aux réflexions sur les « insularités et les intégrations territoriales » une grande attention tout en précisant que cette thématique se veut délibérément plus large puisqu’elle peut être entendue au-delà du seul point de vue géophysique en tenant compte des insularités culturelles, des modes de vie soulevant la question des communautés, des formes de repli, et des liens nécessaires pour surmonter ces insularités. Le « repli » insulaire, par ailleurs, peut se traduire par de lourdes migrations internes, produire des concentrations surdimensionnées et s’opposer à une occupation Les territoires soumis à de fortes migrations ou à d’importantes mobilités, internes et externes sont ainsi confrontés à des enjeux de concentration, d’étalement, de fortes densités sur des espaces réduits mettant en cause leur préservation, les exposant à des risques, soulevant des questions de soutenabilité du développement ainsi que celles liées aux conflits et coopérations territoriales. Ce thème central sur « les migrations et les territoires » peut être également saisi pour reprendre et relire des questions plus classiques comme par exemple celles de la taille optimale des territoires, celle encore des distances et des proximités, des facteurs et des freins aux migrations des populations et des activités. A cette thématique générale, s’ajoutent d’autres questions plus habituelles et permanentes des colloques de l’association. On pense par exemple à des réflexions sur : les « migrations » des innovations, l’économie de la connaissance, les évolutions du marché du travail, l’école, la connaissance et l’espace, les délocalisations, les impacts régionaux de la crise, la métropolisation, les densités et l’étalement … Propositions de sessions spécialesNous vous encourageons à proposer et à organiser des sessions spéciales. Celles-ci devront nous parvenir avant le 31 décembre 2010. Télécharger le document type de présentation à nous envoyer: Propositions de communicationsModalités d’envoiLa date limite de réception des propositions est fixée au : 10 février 2011. Les envois de résumés s’effectueront directement en ligne par les participants (Cf. site du colloque). En cas de difficulté, un message pourra être adressé à : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Format attenduLes propositions de communication (3 pages, incluant la bibliographie) devront comprendre les éléments suivants :
Toute proposition ne respectant pas ces critères ne sera pas soumise pour évaluation. Date de réponseL'avis du comité scientifique sera communiqué aux auteurs des propositions à partir du 31 mars 2011. Communications définitivesEnvoiAprès acceptation par le comité scientifique, le texte complet des communications devra parvenir aux organisateurs du colloque au plus tard le 15 juin 2011. Les envois de communications définitives s’effectueront directement en ligne par les participants. Pour poster vos communications, veuillez vous référer au mail de notification d'acceptation de votre résumé reçu fin Mars. Vous y trouvez un lien permettant l'accès à l'interface d'envoi de votre communication définitive. En cas de difficulté, un message pourra être adressé à : Format attenduLes textes des communications acceptées devront répondre aux critères suivants :
Téléchargez la feuille de style : Les textes des communications doivent être envoyés en format .doc (Document Word 97-2003) ou en .pdf. Présentation des textes en séanceLes sessions parallèles se tiennent sur des plages de 2 heures avec en moyenne 4 textes. 20 minutes sont consacrées à la présentation des textes et 10 à la discussion. Les sessions sont animées par un président de séance et un rapporteur. Le président veille à l’équité du temps de parole entre les participants. Le rapporteur discute les textes en séance. PublicationLa publication d'une sélection de communications présentées est prévue après le colloque. La publication ne sera envisagée que pour les communications dont le résumé et le texte auront été envoyés dans les délais et formats mentionnés plus haut, et qui auront fait l'objet d'une présentation effective par le(s) auteur(s). LangueLes textes écrits en anglais sont admis, leur présentation devra se faire en français (à l’exception d’ateliers prévus spécifiquement au programme dans une autre langue). |